Retour sur Pytong

30 juin 2013

J'ai eu le plaisir de co-organiser Pytong à Toulon avec David. J'avais déjà participé à l'organisation de quelques évènements, mais jamais avec une telle implication.

L'expérience est globalement très positive. La première journée était dédiée aux talks, barcamp et ateliers tandis que la seconde était consacrée à la socialisation la détente et l'échange informel. Dès le début, nous avions décidé de monter un petit évènement, détendu et doté des moyens juste suffisants, simplement motivés par le désir de le faire. L'équipe très réduite nous a permis de tout décider rapidement, d'organiser chaque phase en souplesse et sans grosses machinerie ni le moindre accroc. Le temps consacré à la préparation était plutôt réduit, mais dans un emploi du temps déjà bien rempli, la surcharge engendrée n'est pas négligeable.

Les talks étaient d'un excellent niveau, bien équilibrés entre technique et non technique. J'ai particulièrement apprécié l'implication des participants qui ont posé de nombreuses questions a l'issue de chaque talk. Il n'y a rien de pire qu'entendre le silence (ou le bruit des cigales) quand l'orateur attend les questions. Comme le souligne Russel, préparer une présentation prend beaucoup de temps, et nécessite un investissement personnel et parfois psychologique important. Quitter l'estrade sans question est très démoralisant. Merci à ceux qui ont permis d'amorcer un échange qui s'est poursuivi en off.

Les barcamps ont suscité un enthousiasme auquel je ne m'attendais pas (web components, le 'this' de javascript, et git). La mise en musique par Stéphane y est pour beaucoup.

La deuxième journée, celle qui me préoccupait le plus en termes d'organisation logistique, s'est déroulée sans accroc, grâce au covoiturage mis en place pour rejoindre la plage du Pin de Galles et une météo favorable. Footing matinal au dessus de la mer pour les plus motivés, baignade, slackline, jeux de plateau et échanges informels ont permis aux participants de mieux se connaitre et de discuter dans une ambaince décontractée.

A l'occasion d'un rétrospective, nous avons soulevé quelques interrogations

Code of conduct

Les avis sont partagés sur l'utilité et la pertinence d'une charte dans les conférences. L'expérience montre malheureusement que les dérapages, notamment envers les femmes, ne sont pas exceptionnels. Contrairement à la perception de certains, ma vision ne consiste pas à définir un cadre strict et coercitif, mais plutôt à donner des lignes directrices sur le comportement attendu, non seulement pour 'donner le ton' de l'évènement, mais également pour rassurer les participants, notamment ceux qui assisteront à une conf pour la première fois. Ça tourne principalement autour du respect d'autrui, de l'accueil et de l'ouverture. On ne décrète pas une ambiance, mais on peut la favoriser.

La diversité

Ça devient un sujet récurrent. C'était également une motivation d'élargir le cercle habituel de djangonautes aux pythonistes du web. On constate sur l'ensemble des conférences que le participant type est un mâle trentenaire blanc. C'est d'autant plus vrai que la conf est technique. Pour moi, la première étape est encore de faciliter l'entrée de chacun, notamment par un coût réduit et justement, une charte et une communication incitant à la diversité. Je suis opposé à toute forme de discrimination positive, par exemple pour la sélection des talks. Ses conséquences seraient simplement contre-productives, en justifiant la présence d'oratrices par leur sexe. Les développeuses que je connais sont largement aussi compétentes que leur pairs et n'ont pas besoin de faveur pour être sélectionnées.

Conclusion

Je prends autant de plaisir à participer à des évènements internationaux de 500 personnes qu'à des conférences plus modestes. Varier les types d'évènements permet de rencontrer des gens d'horizons variés, de découvrir des modes d'échanges insolites et de conforter l'idée que ce n'est pas "que du code".

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